Anima Mundi

 

Une des préoccupations omniprésentes dans les créations de Boris Pintado est celle de l’espace comme lieu de rencontre entre nature et culture. Dans la série Anima Mundi, on découvre des créatures bicéphales ressemblant à la fois des hauts-reliefs et gargouilles ; rappelant des trouvailles archéologiques, reliques d’une civilisation ancienne ; ainsi que d’inquiétantes têtes anthropomorphes sans visage qui s’apparentent aux fantomatiques figures des Noppera-bō. La tension entre le faste du détail et l’usure du temps évoquées suscite de nombreuses questions et révèle ainsi la richesse du talent de Pintado, soit celle de suggérer des histoires sans jamais les narrer. En effet, ces pièces semblent flotter dans un vide primordial, presque clinique, comme celui d’une mise en scène de photographie d’archive.

 

  1. Épuisé